PERTE DE MOTIVATION

Discussions sur des sujets "sérieux" en rapport avec la course à pied.
Entrainement, physiologie, nutrition, blessures, gestion de course, ...

Messagepar Galaté57 » sa fiche K
» 16 Juin 2018, 11:49

philtraverses a écrit:
Sinon concernant la motivation, généralement je me force au début à courir car fatigué par mon boulot, limite burn ou. Mais comme on dit l'appétit vient en mangeant et le plaisir revient en courant.
Par contre je n'aime plus me faire mal et souffrir et je reconnais être agacé par ceux qui bien qu'en chiant gardent le sourire alors que moi je fais la gueule, de sorte qu'en trail personne n'a envie de me parler, ce qui est d'ailleurs l'effet escompté :twisted:


Idem, sur les premiers km, j'ai toujours cette pensée "mais pourquoi je suis là à me faire chier (au sens littéraire) alors que je pourrais être tranquille dans mon lit.
Et les km faisant, je m'extasie devant un levée de soleil, un horizon, me surprendre à ne pas être "fatiguer" après 60km, me dire "purée je vais passer une nouvelle ligne d'arrivée" à réfléchir du coup quelle sera la prochaine.. (m'est arrivé aussi de me gaufrer tellement je suis dans mes pensée :mrgreen: ), essayer d'améliorer mon flamand..
Bref, toutes ces petites choses qui font qu'en fin de compte, j'ai encore envie :lol:

Messagepar RayaRun » sa fiche K
» 17 Juin 2018, 18:23

Après 10 ans de course à pieds, l UTMB a été le déclencheur de ma dépression... En 2015, j ai enfin fait LA course dont je rêvais (et pourtant ce n est pas la plus belle malgré le mythe), s en est suivi une absence d envie, je n avais plus d objectif ni d envie... puis la cheville s en est mêlée et l entraînement est devenu de plus en plus light quand le poid lui a commencé à augmenter... 2016, année pourrie, abandon à l ecotrail 80 (5eme participation) , abandon à l X-Alpine au 1er ravito... pas assez d entraînement, pas la gniak, blessé et pas envie... ce n est que fin 2016 début 2017 que l envie est revenue et 2018 que je me suis vraiment repris en main.

En y réfléchissant, fin 2015, gros changement imposé au boulot, assez mal vécu en 2016, je n ai repris le dessus qu en 2017 et plutôt désormais décisionnaire en 2018 !

La je suis impatient d en découdre à la Montagn’Hard après un 24 h UBS plutôt bien satisfaisant en mai !

Dans le toujours plus, je suis de moins en moins attiré par un TOR ou une PTL quand je vois l état de certains plusieurs semaines après. J aime les distances de 100-120 km avec de temps en temps un 100 miles.

Je ne veux rien démontrer mails je pense qu il faut savoir s écouter et lorsqu on passe ses propres objectifs, il faut vite s en fixer d autres, même plus faible voire complètement différent pour ne pas tomber dans la déprime.

Messagepar Galaté57 » sa fiche K
» 17 Juin 2018, 18:32

RayaRun a écrit:
Je ne veux rien démontrer mails je pense qu il faut savoir s écouter et lorsqu on passe ses propres objectifs, il faut vite s en fixer d autres, même plus faible voire complètement différent pour ne pas tomber dans la déprime.


Du coup tes propos laissent entendre que c'est irréversible, sauf arrêt sur contrainte physique, nous (toi, moi....) sommes destinés à continuer, à toujours aller de l'avant, découvrir d'autres courses, d'autres mondes..
Décidément, nous avons tous quelque de chose de Spock en nous :mrgreen:

Messagepar freko78 » sa fiche K
» 17 Juin 2018, 19:35

C'est marrant, moi au contraire j'ai eu ma grosse perte de motivation quand j'ai commencé à me mettre sérieusement à la course à pied en compétition. Je me fixais des enchaînements de courses ne permettant pas de récupérer et décompresser, j'étais toujours en train de me forcer à faire une séance en me disant que sinon je ne serais pas prêt pour la course suivante.

Au final, ça a abouti à du surentraînement et une grosse blessure, suivis d'un arrêt de la CAP pendant un an. Sur cette période, si j'avais fait deux fois moins de courses, je ne me serais sûrement pas blessé et j'en aurais beaucoup plus profité. Mais il fallait que je puisse épater mon entourage en disant que j'ai fait X courses dans l'année.

Depuis, j'ai repris sans me soucier du regard des autres et des modes, à mon rythme. J'ai quand même gardé un objectif de kilométrage hebdomadaire de CAP + vélo pour rester affuté mais la grosse différence, c'est que maintenant je m'en fous si je n'arrive à faire qu'une sortie au lieu des quatre prévues dans la semaine. Et surtout je ne participe à une course que si j'en ai vraiment envie et me sens assez en forme pour ça.
Je pense aussi comme vous que le toujours plus est néfaste, surtout avec cette époque hyperconnectée où on exhibe la moindre de ses "performances" et se sent obligé de ne pas rester largué par rapport aux autres. D'ailleurs quand je discute avec des coureurs après une course, on me pose souvent cette question : c'est quoi ton prochain objectif ? A chaque fois je réponds aucun, et à chaque fois les gens semblent choqués.

Il y a aussi un dernier point qui m'interpelle. Sur ce fil de discussion, plusieurs personnes ont fait des burn-out. Je trouve que c'est un sujet autrement plus préoccupant que le manque de motivation en CAP car dans mon entourage, de plus en plus de personnes en sont victimes et en sont sorties littéralement détruites. Finalement, le problème ne viendrait-il pas aussi du fait qu'on se laisse bouffer de plus en plus par le boulot ?

Messagepar Free Wheelin' Nat » sa fiche K
» 17 Juin 2018, 20:11

Par le boulot ET la course à pied aussi, et si la santé s'y met, ça fait un beau cocktail :lol:
En ce qui me concerne l'année dernière, grosses tensions au boulot , été chargé mais sans plus, mais conjointement, 4 sorties par semaine et une poussée de RCH que j'ai encaissée sans prendre de congé maladie (et Dieu sait si, avec une ALD, j'y ai droit, mais je suis con et je pense aux collègues... :roll: ).
Bref, si j'ai assumé (presque) brillamment toutes les courses prévues , j'ai fini à l'automne avec des inflammations articulaires un peu partout , un genou qui s'est mis à déconner grave sans aucune raison, un poignet pareil, et de vagues symptômes de polyarthrite rhumatoide (maladie souvent associée à la RCH...) et côté moral, une absence totale d'envie même de sortir de la maison pendant mes congés annuels .
Juste pour aller faire des courses et emmener mon fils au lycée le lundi matin . Je me forçais à aller voler un peu sur la côte , mais il fallait que je remonte vite me planquer dans ma caverne.
Côté course à pied, c'est revenu tard, il n'y a qu'à voir comme j'ai tardé à m'inscrire à la MH...

Messagepar Jean-Phi » sa fiche K
» 20 Juin 2018, 17:36

Free Wheelin' Nat a écrit:Par le boulot ET la course à pied aussi

+1.
Quand j'ai explosé côté boulot (et tout court), je n'ai pas mis ça sur le compte de la course au départ. Avec le recul, je m'aperçois que je m'étais bourré le crâne que je pouvais faire la TDS fin 2016 après avoir végété pendant presque 2 ans sans trop rien faire (le dernier entraînement structuré remontait au 1er semestre 2015). J'étais déjà dans un état pas top à ce moment là mais ne m'en rendais pas compte.
Moralité, j'ai enquillé les séances comme je pouvais, les compétitions en emmagasinant la fatigue et en pensant pouvoir gérer comme autrefois. Oui, sauf que la charge de boulot a elle aussi explosé et c'est parti en vrille. SI bien que lors de l'épisode du déclenchement (ya toujours un déclenchement dans une avalanche, quelle qu'elle soit), j'ai fait comme Nath. Je me suis voilé la face, j'ai assumé jusqu'à un certain point et je suis parti en live en arrêtant tout. Aujourd'hui, je n'ai toujours pas ou peu de motivation, mes séances de course n'excèdent pas les 1h15 et je marche essentiellement.
Je pensais que ça allait mieux car je venais d'enquiller 1 mois de 3 séances de càp et 3 ou 4 de marche dont la semaine dernière 5 sorties càp et 4 de marche (rassurez-vous, jamais plus d'1h30 pour la marche et 1h10 de càp). Cette semaine je suis retombé à 2* de la marche depuis lundi et pas envie d'en faire plus. Bref, c'est pas fini, pas revenu. Le chemin est long pour le retour et je ne parle même pas du moral qui est en vrille un jour sur 2... :oops:
Donc moralité : Ecoutez-vous !

Messagepar Galaté57 » sa fiche K
» 20 Juin 2018, 18:25

"CONTENT" de voir que ce post permet à certains de s'exprimer alors que derrière nos écrans,il était possible de croire que la vie simple, qu'il suffit de chausser ses baskets pour évacuer.

Le sport, mal géré peut devenir une cause aggravante de ces problèmes comme il peut être une solution quand l'on arrive à prendre du recul et non esclave de son paraître.

Messagepar fredchmb » sa fiche K
» 25 Juin 2018, 13:46

Ah ben tiens je profite du post....
Je venais sur ce site sous le pseudo de fred2866 il y a pas mal de temps; embarqué par des potes qui couraient je me suis au trail en 2010 at avec mon foncier (ex footeux, boxe française, un peu de course) j'y ai vite pris goût, Ecotrail, CCC, lozère, Aravis etc etc..et puis je me suis chopé un kyste derrière le mollet, très mal placé et qu'aucun médecin voulait infiltrer. Je pouvais courir mais moins rapidement et avec le risque qu'une douleur type contracture se réveille à tout instant....période par ailleurs compliquée sur le plan personnel en plus d'un boulot certes intéressant mais un peu "toxique"...petit à petit j'ai arrêté de courir, j'en avais marre, marre de m'entrainer, marre d'avoir les yeux rivés sur mon cardio; même pas essayé de me forcer. Et pourtant le sport est fondamental pour moi ! Tout ça entre 2013 et 2016. Et puis j'a repris la boxe française et puis j'ai recommencé à trottiner, et puis j'ai rencontré un médecin qui a accepté de m'aspirer le kyste il y a un an exactement...et là tout est revenu mais d'une façon très différente, beaucoup plus libérée, plus en communion avec l'environnement. Je me suis mis au minimalisme, j'ai arrêté le cardio, les courses et même si aujourd'hui j'avoue que je suis repris par le démon des trails (je suis sur le Tour des lacs lol) je m'aperçois que je suis totalement dans le plaisir (j'avoue aussi que je me suis racheté une forerunner 235 !). Je cours quand j'en ai envie c'est à dire souvent mais je n'hésite pas à arrêter un entrainement quand j'en ai marre, à observer, à sentir, à m'extasier, le plaisir de l'instant présent...et tout en restant compétiteur quand je le souhaite. A la carte.
Rétrospectivement je pense que la conjonction de situations personnelle et professionnelle difficiles ont contribué inconsciemment à ma perte d'envie, en plus de la gêne au mollet. Une perte d'envie de vivre si j'ose dire qui a dépassé le simple sport. Aujourd'hui ma situation personnelle se décante (pas comme je le veux mais c'est la vie aussi lol) et je prends les décisions qui s'imposent sur le plan pro...une espèce de nouveau départ dans l'inconnu, un peu inquiétant mais palpitant et la course m'accompagne de nouveau dans cette aventure ... Bon vent, Inch Allah, Yelah !!!!

Messagepar Jam » sa fiche K
» 09 Juil 2018, 16:30

Bonjour à tous,

Voilà près d'un an que j'ai pas mis les pieds sur kikourou, la faute au...manque de motivation. Ben oui, pourquoi venir sur kikourou quand on ne cours plus (ou presque).
Alors voilà moi aussi j'ai une perte de motivation, mais pas un burn out (même si j'ai des symptômes assez similaires à bon nombres d'entre vous).
D'abord, j'ai toujours essayé de pratiqué le trail de façon raisonnée (pas plus de 2/3 grosses courses par an) afin de ne pas trop abimer mon corps, et pour garder de la fraîcheur mentale. Mais comme beaucoup, on se laisse prendre au jeu et la charge de travail pour tenir les objectifs à tendance à grimper assez vite.
L'an passé j'ai enfin terminé cette EB qui me faisait de l'oeil. Heureux mais complètement vidé. En fait il m'a fallut près de 6 mois pour réaliser que j'avais réussi mon objectif presque facilement en plus (enfin, ressenti comme tel) !
Et au retour chez mon hôte, coureur et entraîneur du crûe, il me dit "maintenant il faut que tu fasses une pause, que tu récupères de cette courses si difficile". J'ai dit machinalement oui, alors que je me sentais encore super bien. Mais cette idée a fait son chemin, aidée par la double tendinite aux genoux que j'avais attrapé pendant cette course et que je désirais ardemment soigner correctement. Donc fin de l'entraînement pendant plusieurs mois. Et là plus envie. Envie, si de ces moments de bonheur dans la nature seul, de ces moments de joie et de plaisir intense que seul le trail a pu m'apporter, mais plus cette envie de l'effort nécessaire. Alors voilà, je suis retourné naturellement à mon premier amour, un art martial vietnamien, pour un effort et un sport qui n'a rien à voir.
J'ai pris 6 bons kilos dans les premiers mois d'après-course que je n'arrive plus à perdre. Je ne cours plus qu'une à deux fois par semaine. Pour mes courotaf qui sont des moments de décompression, pas des entraînements. Mais le dimanche matin, désormais la grasse mat l'emporte sans problème.
Je sais que ça me manque au fond de moi, mais je ne suis pas encore prêt à endurer ces efforts, cette ascèse nécessaire à l'atteinte de tels objectifs qui nous bouffe le cerveau jour et nuits.
Je pense m'inscrire à la grande Origole (si elle se fait) parce que ça me démange, parce que j'aurais fait une pause de plus d'un an, parce que j'aurai fait le reset nécessaire pour repartir. Mais je suis totalement incapable de dire aujourd'hui si je réussirai à ne serait-ce qu'être au départ.
Comme ça été dit par ici, et ailleurs, il faut prendre le temps, se régénérer, et se fixer des objectifs raisonnable (qui a dit que c'était un mot banni ici :) ).
Bon courage à tous. Prenez soin de vous (et vos familles et vos proches). Ca c'est le plus important.

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