Grand Raid de la Réunion 2019

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Le Grand Raid de la Réunion : La Diagonale des Fous 2019 - Saint-Pierre
avec 29 kivaoù, 5 récits pour 2019 et 166 au total, 4 galeries photos, 21 vidéos, 1 avis
Trail de Bourbon 2019 - Cilaos
avec 3 kivaoù, 166 récits au total, 4 galeries photos, 21 vidéos
Mascareignes 2019 - Grand Rivière
avec 166 récits au total, 4 galeries photos, 21 vidéos


Messagepar Antoine_974 » sa fiche K
» 21 Oct 2019, 18:31

lolo' a écrit:
Antoine_974 a écrit:
lolo a écrit:

Italie, Val d'Aoste ? :D


Oui exactement :mrgreen: :mrgreen:



Je comprend, la Polenta, les Pizzas géante, les Gelati..... :mrgreen:

Et la petite balade de 340km qui va avec :lol:

Messagepar Bacchus » sa fiche K
» 21 Oct 2019, 18:59

Réunion 1ère vient de sortir une vidéo récap sur FB

https://www.facebook.com/reunionla1ere/ ... ule_viewer

Messagepar oskar » sa fiche K
» 22 Oct 2019, 19:31

Antoine_974 a écrit:
azkaine a écrit:On saura quand la date du grand raid 2020 ? :D


Si on reste dans la logique des autres années départ de la Diagonale le jeudi 15 octobre 2020 à 22h de la ravine blanche :!:


C'est confirmé sur le site de l'organisation.
"L’édition 2020 programmée du 15 au 18 octobre."
Bravo antoine :D

Messagepar BigPat » sa fiche K
» 22 Oct 2019, 20:46

Pour info, vacances scolaires du 17/10 au 02/11

Messagepar Nicolas91 » sa fiche K
» 23 Oct 2019, 21:47

On attend les récits avec impatience ...

Messagepar Benman » sa fiche K
» 23 Oct 2019, 22:34

Y'a celui-là de Antoine Guillon, dispo sur fbk. Je me permets de le copier ( pour ceux qui ne l'auraient pas lu... il y en a?), il est exceptionnel.

Diagonale des Fous 2019, révélation à plus d’un titre…

Allons-y sans détour ; la première révélation, c’est Grégoire Curmer !
Je suis indigné par la méchanceté du débat autour de la victoire de mon ami Grégoire, mais je n’en suis pas étonné, qu’il provienne de coureurs, de certains journalistes ou de personnes sédentaires. Ces détracteurs ont pour point commun l’ignorance de la performance sur le terrain si particulier du Grand Raid de la Réunion. Pour l’avoir couru 13 fois, je mesure l’exploit, incontestable.
Ici, peu importe la côte ITRA. 900 points acquis sur un parcours roulant ne seront pas plus efficaces qu’une mandarine pour jouer un match de ping-pong. Les coureurs aux mollets hauts, aux VMA à plus de 20 km / h se voient, à quelques exceptions près, toujours en difficulté dans les terribles marches de cette épreuve, ne pouvant pas s’aider de bâtons pour soulager leur labeur sous la chaleur accablante, et subissant plus que les autres les impacts dû à l’extrême rudesse du terrain.

Savent-ils seulement que nous avions cette année 2,5 km de plus entre Sans Souci et Grande Chaloupe ? Cela ajouterait 15’ aux 23h18 établies en 2018 par François d’Haene et Benoît Girondel, soit justement le temps réalisé par Grégoire, 23h33.
Nous n’allons tout de même pas lui reprocher de ne pas s’être trompé !
Il n’y a donc rien à ajouter, si ce n’est de chaleureuses félicitations, et je compte sur vous pour partager au maximum cet hommage afin de rendre à César ce qui lui appartient.
Grégoire tu peux dormir tranquille et savourer.

La seconde révélation, c’est celle des faits qui se sont produits en tête de course.
Plongeons au cœur d’une Diagonale qui a failli me coûter un abandon.

Je ne vais pas m’étendre sur ma préparation. Vous savez sans doute que pour faire partie du groupe de tête d’un tel ultra il est nécessaire de s’entraîner régulièrement une vingtaine d’heures par semaine, et parfois bien davantage. J’avais fait l’impasse sur les courses de l’été afin d’être frais pour la Diag. Ce jeudi soir à quelques instants du départ, je me sentais super bien, prêt à enfin descendre sous cette barre des 24 h. Autour de moi, une armada de trailers amoureux de cette épreuve Ô combien technique.

22 h, c’est parti !
L’habituelle ambiance de folie nous escorte jusque dans les hauteurs de la ville, reléguant les Tambours du Bronx à l’état d’une boîte à musique. La dizaine de coureurs dont je fais partie atteint Domaine Vidot en un peu moins de 1h14 conformément au plan. Avant le départ, nous avons pas mal échangé sur notre stratégie, et il s’avérait que la plupart d’entre nous comptait ne pas s’enflammer au départ afin de mieux traverser Mafate par la suite.
C’est donc en file indienne mais sans qu’aucun n’en maîtrise la langue que nous filons raisonnablement vers Notre Dame de la Paix. La nuit est belle, la lune presque pleine, c’est très agréable de courir dans ma zone de confort. J’écoute même mes pulsations, 148, du jamais vu pour moi qui flirte toujours au-dessus de 155 en début de Diag. C’est très bon signe…
Et puis je commence à avoir un tantinet froid. Comme ça ne va pas très vite, je me mets sur le côté pour enfiler ma veste. Je me retrouve seul et accélère pour rejoindre les copains. Un poil en retrait, il y a Nicolas Rivière (futur second ex-æquo) que je passe, puis je me place en fin de file derrière Grégoire Curmer. Un peu de gymkhana dans une ravine ralentit fortement l’allure. Grégoire me laisse la place et nous continuons ainsi notre chemin.
Après un bon km, Grégoire n’est plus visible derrière. Devant moi la file est toujours la même, avec entre autres Diego Pazos, Cédric Chavet, Guillaume Porche, Benoît Girondel. David Hauss est un peu plus loin avec Jordi Gamito.
Le temps passe facilement, nous discutons un peu, le balisage est bien ; je fais d’ailleurs part à Cédric que le début du parcours est mieux signalé qu’à l’ordinaire !
Un peu plus tard, comme si les esprits se rencontraient, nous remarquons quelque chose d’anormal en même temps. Cela faisait quelques minutes que des balises étaient en charpie au sol. Je regarde ma montre que je n’avais pas consultée depuis Vidot et constate que nous devrions arriver au ravito 3 minutes plus tard tout au plus. « Mais pourquoi on est encore sur un sentier ? On devrait avoir une piste maintenant ! » Pour d’autres, c’est un changement de décor qui ne correspond pas. Guillaume est en train de regarder la trace qu’il a chargée sur son téléphone et s’écrie alors que nous sommes complètement à côté du parcours. Un autre précise que nous nous trouvons à 1 600 m d’altitude alors que nous devrions être à 2 100 m !
C’est cuit ! Demi-tour.
Plus haut nous rencontrons d’autres coureurs qui descendent encore et repartent rapidement en pestant (pour rester poli). Quelle galère, c’est long, ça grimpe, pas fort, mais ça laisse penser que nous allons y laisser du temps. Difficile d’imaginer l’ampleur des dégâts, ni de savoir qui se trouve où. Je comprends que nous sommes nombreux dans le même cas.
J’apprendrai plus tard que Grégoire a évité le piège grâce à la connaissance de terrain de Nicolas Rivière ; tant mieux pour lui.
Nous râlons car le balisage est bien présent. On s’interroge sur ce que nous avions vu plus haut et sommes unanimes : dans ces conditions il n’était pas possible de douter du parcours.
Nous atteignons enfin le carrefour de pistes, et prenons le temps de regarder comment était foutu le marquage. Il est bien là, nous indiquant de descendre comme nous nous sommes appliqués à le faire. Un grand ruban de balise pend dans un buisson, un autre est en boule dans le coin opposé, sans aucun doute les restes de ce qui devait fermer l’accès du chemin. Malveillance ou pas, c’est la cata, mais je suis déjà recentré sur un autre objectif, rattraper des coureurs pour boucler le GRR le mieux possible.
Au ravito de Notre Dame de la « Guerre », le verdict tombe, 50 minutes de retard, 304e, 7,2 km et 550 m+ de plus. Ça fera un parcours de 174 km et 10 200 m+ !
A ce stade de la course, il ne reste de la file tranquille que Cédric et moi en retrait. Les autres ont imprimé un rythme rapide ; Benoît et Jordi ont rendu leur dossard sur blessure physique et peut-être mentale aussi.
Les raideurs sont sympas de nous faciliter le passage en s’écartant avec un mot d’encouragement. Je fais de même en leur souhaitant bonne course.
Nez de Boeuf, je suis interviewé par Réunion 1ère pour donner mes impressions. Je m’excuse d’avoir été à la limite de la grossièreté, mais bon, mince, un an de préparation presque acharnée, une attention de tous les instants sur l’équilibre alimentaire, des déplacements ciblés pour peaufiner la prépa afin de grignoter quelques minutes… pour se prendre un vent pareil. Maintenant, gagner la course, c’est comme tenter de pêcher l’ablette avec du fil barbelé et un S de boucher en guise d’hameçon. Ça n’est pas impossible, mais ça s’annonce délicat.
Je repars de là avec Cédric qui se marre de mes remarques. Nous sommes raisonnables sur le rythme et mettons le temps normal pour rejoindre Anne à Mare à Boue.
Elle est rassurante et nous fait part de son étonnement sur la vitesse de Maxime Cazajous ; il est bien énervé ! On imagine qu’il risque de le payer plus tard, mais c’est une réaction bien légitime.

Cette année le froid est intense. Le sol est complètement gelé sur Coteau Kervéguen, mes gants ne suffisent pas à me réchauffer les doigts. Nous remontons une trentaine de coureurs sur cette section d’altitude. Le soleil ne tarde pas à se lever, j’admire devant moi le majestueux Piton des Neiges qui dresse ses parois orangées au-dessus de la végétation glacée, magnifique !

Je laisse Cédric partir. J’amorce la descente sur Cilaos, pas très rapidement à mon goût, j’ai subi un peu le froid et laissé de l’énergie à m’énerver semble-t-il.
Il est évident que je ne prends pas le plaisir habituel jusqu’à Mare à Joseph.

A Cilaos je pointe 20e belle remontée. Je change de chaussettes car je me suis bien enfoncé dans la boue à Kervéguen ! Je repars ravitaillé et avec une sensation de propreté bien supérieure à mon aspect de sanglier sortant de sa bauge. Peu importe, l’habit ne fait pas le moine, et puis je n‘ai pas envie d’être moine, et je ne m’intéresse pas aux habits, je veux juste traverser Mafate et retrouver les copains qui sont devant.

J’aime bien la section qui me conduit au pied du Taïbit, son sol souple, ses courbes qui permettent de courir vite, enfin, relativement, on est d’accord. Un Kényan dirait sans doute : « je déteste ce sol merdique, ces bosses et ces virages qui t’empêchent de dépasser la vitesse de ma grand-mère qui ramène les enfants de l’école » (soit 15 km/h !).
Je retrouve Cédric, c’est cool, il va très bien, puis nous rattrapons le japonais Kenichi Yamamoto qui ne semble pas avoir de ratés pour l’instant (j’anticipe votre question:-))
David Hauss nous rejoint à vive allure (celle du Kényan justement) et nous fait part de ses déboires. Pour lui, 1h de détour, 8 bornes et 600 m+, ça fait mal. Il a la pêche et un apparent solide mental. Ce Grand Raid n’a pas fini de surprendre.
Alors que David s’éloigne, nous rejoignons Renaud Rouanet, encore un bon copain d’entraînement depuis douze ans déjà ! Nous formons un bon trio avec Cédric et continuons jusqu’au ravito.

Je ne suis pas à la fête dans l’ascension du Taïbit. Je dois laisser mes amis partir à leur rythme dans le dernier tiers du col.
Marla, km 77, je prends du retard sur cette section. Je grimpe le col des Boeufs sans rattraper les copains qui comptent 5 minutes d’avance. Mentalement je suis moyen, sans doute touché par le fait de ressentir une inhabituelle fatigue à cet endroit de la course. Il me semblait m’être suffisamment détaché du malheureux fait de course, mais apparemment non.
Plaine des Merles, puis le beau sentier Scout où j’ai le plaisir de courir avec plus d’aisance. Je crois alors pouvoir rejoindre mes amis, en vain, ils doivent filer…
Le sol est parfois moins rocheux, les marches moins régulières par endroits, ça fait du bien. La température est presque fraîche.
Au pointage de Ilet à Bourse je trouve de l’eau pour me ravitailler, contrairement aux indications du road book. Je fais part de mon étonnement aux bénévoles en place.
Je reprends mon chemin, encore plus agacé qu’auparavant car cela n’est pas sérieux. Que les choses soient claires, je me charge d’eau en fonction du temps à passer entre deux points. Je me suis donc trimballé du poids inutilement et c’est idiot.
Enfin, je me rends bien compte que ce ne sont pas les trois cents grammes de surplus qui m’ont entamé autant physiquement. C’est de pire en pire, à tel point qu’après Roche Ancrée je suis scotché dans les marches d’escalier. Je n’avance plus. Comment vais-je sortir de Mafate ? Je pense alors que c’est fini pour moi. Je ne rendrai pas mon dossard à Roche Plate puisque de toute façon il me faut monter le Maïdo, mais je serai dans un tel état là-haut qu’il me sera sans soute impossible de repartir. Je passe de la 13e à la 33e place à Roche Plate. Un bon coup dans l’aile pour la Grive de Salazie (c’est l’un de mes surnoms, moins connu que « métronome »).
Là, je vois Ambroise Carpin, un super ami qui va devenir dans quelques instants un super héros en me sauvant de la fourche du diable.
Il me serre dans ses bras, je dois faire pitié car les applaudissements font place à un drôle de silence. J’annonce que je vais arrêter au sommet. Je n’ai pas le choix, même si je n’ai pas envie, c’est imparable me semble-t-il.
Mes paroles mettent en branle tout un dispositif anti-stoppage-métronomique prémédité, comme si l’un des coureurs qui m’avait doublé avait vendu la mèche.
Et que je te fais un sermon au nom de l’île toute entière, et que je te filme, et que je te fais avaler un cari poulet du tonnerre de Mafate (normalement c’est « de Brest », mais ça faisait trop loin pour respecter la date de péremption), et que tu vas boire ça et encore ça et que c’est dans la tête, et que j’ai déjà meilleure mine, et allez, encore une cuillère pour Anne, et une autre pour les bénévoles et les Réunionnais qui m’aiment.
Ça y est, ils ont anéanti tout espoir au diable d’arrêter ma course, il s’éloigne avec un balai à chiotte en guise de fourche ! Je me lève et reprends le chemin, ovationné par le public victorieux. J’espère que la montagne leur aura renvoyé l’écho de ce vacarme enthousiaste associé au bruit de mes pas redevenus plus dynamiques, car tout le mérite leur revient, merci infiniment.

L’ascension est fraîche, cool. J’avance bien, régulièrement. Au sommet je relance prudemment, les jambes répondent, le poulet péi était peut-être coureur…paix à son âme.
Anne m’attend depuis bien longtemps, et ça fait du bien de se retrouver. Les gestes sont efficaces, les paroles mesurées, jamais condescendantes car cela me replongerait dans le négativisme. Je troque mes Speedgoat 3 contre des Evo du même nom, je mange bien, bois ce qu’il convient et m’équipe pour la nuit.
Moi qui espérais atteindre la Possession de jour, décidément, je n’y parviens jamais. On en rigole ensemble, le moral est pas mal.
Je quitte l’assemblée et retrouve enfin un rythme bien meilleur. J’apprécie cette forêt de tamarins vieille de plusieurs siècles. Le terrain est joueur, alternant bosses et relances entre les troncs épais parfois couchés en travers du passage. 34e au sommet, je me prends à doubler des trailers pour la première fois depuis Marla ; quelques autres me rattrapent.
La nuit tombe. Dans le bois de goyaviers, le balisage devient rare, encore un problème de débalisage dont j’ai été averti une heure auparavant. J’ai peur de me tromper, content sur le fait qu’il y a peu d’options et que je ne peux de toute façon pas accéder aux remparts plus à droite. Je perds de nouveau mon élan à cause du stress engendré par cette situation délicate.
Après un bon moment j’obtiens confirmation que je suis sur la bonne voie.
La nouvelle portion entre Sans Souci et Ilet Savannah est agréable, bien mieux que le fond de la rivière des galets.

Anne est en bas, avec Cathy, l’épouse de Cédric.
A voir ma tête, elles comprennent que ça ne va pas du tout. J’en ai ras le bol, je suis très fatigué, las mentalement des mésaventures successives.
Seule la promesse de rejoindre facilement Cédric qui est sensé marcher doucement à 30 minutes devant moi me décide à repartir. Je refuse tout ce qui m’est proposé mais repars les poches pleines, étrange…
Finalement je ne suis pas si mal. Je me dis que je devais attendre qu’elles me plaignent pour que je stoppe ici, mais non, encore raté, je cours de nouveau et me rapproche assez de la Redoute pour croire à présent qu’il est temps d’arrêter de cogiter, je vais finir, un point c’est tout, pour tous ceux qui m’envoient des ondes positives.

A chemin Ratineau, pointage, encore de l’eau non prévue dans le règlement, mais cette fois je m’en fiche, juste embêté de m’entendre dire que Cédric n’a pas pointé ici. Je ne l’ai pourtant pas doublé.

Tout va beaucoup mieux, je grimpe bien la Kala, je trottine pas trop mal jusqu’à la Possession où Anne m’apprend l’abandon de Cédric sur la route de Ratineau, ce qui explique son absence de pointage. Renaud est ici, mais il arrête également. La tentative de remontée après le détour nous aura épuisés.
Je suis bien et repars en courant.
La fin m’est agréable, son chemin des Anglais reconnu peu avant, animé de la présence des tangues, rafraîchi par l’air marin que j’inhale profondément.
Anne m’accompagne deux cents mètres à la sortie du ravito de Grande Chaloupe, c’est sympa, et comme je ne vais pas vite ça ne doit pas être dur :-)
Je goûte au plaisir de terminer ce grand parcours. Je suis seul dans la nuit, aucun coureur en vue.

Colorado est maintenant derrière moi, c’est la dernière descente. Le dernier petit challenge que je m’étais fixé au Maïdo sera relevé : terminer en moins de trente heures et obtenir un podium en équipe HOKA ; je me suis raccroché à ce que je pouvais !
Enfin le stade après la rue déserte. Au sol, les confettis brillants qui témoignent de la fête réservée aux champions de cette édition. La pelouse est vide de monde. Sous l’arche, je reconnais mon ami Ludo Collet dont la voix annonce chaudement mon arrivée depuis une bonne minute. 29h39 d'efforts, un tout petit public m’accueille avec grand enthousiasme. Je suis moi aussi très heureux, en communion avec lui, avec Anne qui aura réalisé un Grand Raid très particulier, du sauvetage de métronome en quelque sorte !

Il est vrai qu’après coup je suis personnellement content de ne pas avoir abandonné, mais surtout, je mesure à quel point j’étais entouré d’une ferveur exceptionnelle. Je n’aime pas décevoir, et j’ai espoir d’avoir procuré un peu de bonheur et de courage à tous ceux qui s’accrochent à l’idée que rien n’est impossible, et ils ont bien raison, à l’image des parents du petit Côme qui a parcouru dans les bras de sa maman les cent derniers mètres de la Diagonale des Fous, lui qui n’a pas actuellement la chance de goûter à une bonne santé. Mais ce soir-là, c’est certain, le petit diable qui l’embête en aura pris un bon coup dans l’aile.
Garder confiance, même dans la plus grande difficulté ; je crois bien que cela aura été ma leçon du jour.

Merci à tous
(...) Antoine Guillon

Messagepar Antoine_974 » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 03:38


Messagepar yanou » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 04:35

Superbe vidéo, je retiens l'énorme perf de Guillon et Cazajoux qui ont déployé des efforts considérables pour compenser le temps perdu provoquer par le debalisage. Perso, course toujours aussi superbe et exigeante, c'était ma 2nd édition et clairement si je ne devais participer qu'à 1 seul ultra, ce serait le grand raid. Vivement 2022 pour fêter les 30 ans de la diagonale...ça va être long jusque là.

Messagepar Antoine_974 » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 06:11

yanou a écrit:Superbe vidéo, je retiens l'énorme perf de Guillon et Cazajoux qui ont déployé des efforts considérables pour compenser le temps perdu provoquer par le debalisage. Perso, course toujours aussi superbe et exigeante, c'était ma 2nd édition et clairement si je ne devais participer qu'à 1 seul ultra, ce serait le grand raid. Vivement 2022 pour fêter les 30 ans de la diagonale...ça va être long jusque là.


Cazajoux fait mal au coeur.

J'ai eu la chance de le croiser à plusieurs reprises et surtout à l'UTRB à Maurice en Juillet où on a pas mal discuté.

Il est adorable, humble et bosseur. Sa 2ème place aurait été vraiment sympa pour lui mais les choses se sont déroulées autrement.

Messagepar yanou » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 07:17

Antoine_974 a écrit:
yanou a écrit:Superbe vidéo, je retiens l'énorme perf de Guillon et Cazajoux qui ont déployé des efforts considérables pour compenser le temps perdu provoquer par le debalisage. Perso, course toujours aussi superbe et exigeante, c'était ma 2nd édition et clairement si je ne devais participer qu'à 1 seul ultra, ce serait le grand raid. Vivement 2022 pour fêter les 30 ans de la diagonale...ça va être long jusque là.


Cazajoux fait mal au coeur.

J'ai eu la chance de le croiser à plusieurs reprises et surtout à l'UTRB à Maurice en Juillet où on a pas mal discuté.

Il est adorable, humble et bosseur. Sa 2ème place aurait été vraiment sympa pour lui mais les choses se sont déroulées autrement.

C'est clair! Dans la vidéo, au sommet du maido, quand il voit Pommeret revenir, j'ai vraiment de la peine pour lui. C'est un super mec et un grand champion, aucun doute qu'il va encore glaner un paquet de Podium.

Messagepar Bambou44 » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 09:38

Mazouth a écrit:
Nicolas91 a écrit:Je me pose la même question, quelle date pour 2020

Autre chose sans aucun jugement, comment peut on s’arrêter à grande chaloupe? C’est le corps qui lache complètement ou le mental qui dit stop si proche du but ?

Difficile à dire. Ça peut être une blessure aussi.


Hello. Même si l ultra est une extraordinaire école de volonté, parfois notre corps nous rappelle qu'il a aussi son mot à dire !!.
Un talon qui descend un peu bas avec mollet en hyperextension brutale au milieu de Mafate et c'est un petit point de sensibilité dans la montée du Maido qui se transforme progressivement en gêne lancinante après la Possession.
Chemin des anglais qui m'avait amusé il y a 2 ans, transformé en CAbanhemin de croix parcouru au rythme effréné de 1km heure avec sauce à la grimace à chaque appui.
Grande Chaloupe avec 17h d avance sur les barrières horaires permettent de voir si 1h de sommeil suffisent à regagner en lucidité et à diminuer la douleur .
Quand le réveil sonne a 1h du matin et que le mollet pleure, il ny a plus qu'à aller faire décrocher sa puce par les bénévoles.... et à retourner faire une bonne grasse matinée sur les lits de camp jusqu' au matin.
Abandon au 150ème sur blessure 1ere pour moi

Messagepar Mazouth » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 09:56

Bambou44 a écrit:
Mazouth a écrit:
Nicolas91 a écrit:Je me pose la même question, quelle date pour 2020

Autre chose sans aucun jugement, comment peut on s’arrêter à grande chaloupe? C’est le corps qui lache complètement ou le mental qui dit stop si proche du but ?

Difficile à dire. Ça peut être une blessure aussi.


Hello. Même si l ultra est une extraordinaire école de volonté, parfois notre corps nous rappelle qu'il a aussi son mot à dire !!.
Un talon qui descend un peu bas avec mollet en hyperextension brutale au milieu de Mafate et c'est un petit point de sensibilité dans la montée du Maido qui se transforme progressivement en gêne lancinante après la Possession.
Chemin des anglais qui m'avait amusé il y a 2 ans, transformé en CAbanhemin de croix parcouru au rythme effréné de 1km heure avec sauce à la grimace à chaque appui.
Grande Chaloupe avec 17h d avance sur les barrières horaires permettent de voir si 1h de sommeil suffisent à regagner en lucidité et à diminuer la douleur .
Quand le réveil sonne a 1h du matin et que le mollet pleure, il ny a plus qu'à aller faire décrocher sa puce par les bénévoles.... et à retourner faire une bonne grasse matinée sur les lits de camp jusqu' au matin.
Abandon au 150ème sur blessure 1ere pour moi

Dur. Bonne récup.

Messagepar Nicolas91 » sa fiche K
» 24 Oct 2019, 10:08

Bambou44 a écrit:
Mazouth a écrit:
Nicolas91 a écrit:Je me pose la même question, quelle date pour 2020

Autre chose sans aucun jugement, comment peut on s’arrêter à grande chaloupe? C’est le corps qui lache complètement ou le mental qui dit stop si proche du but ?

Difficile à dire. Ça peut être une blessure aussi.


Hello. Même si l ultra est une extraordinaire école de volonté, parfois notre corps nous rappelle qu'il a aussi son mot à dire !!.
Un talon qui descend un peu bas avec mollet en hyperextension brutale au milieu de Mafate et c'est un petit point de sensibilité dans la montée du Maido qui se transforme progressivement en gêne lancinante après la Possession.
Chemin des anglais qui m'avait amusé il y a 2 ans, transformé en CAbanhemin de croix parcouru au rythme effréné de 1km heure avec sauce à la grimace à chaque appui.
Grande Chaloupe avec 17h d avance sur les barrières horaires permettent de voir si 1h de sommeil suffisent à regagner en lucidité et à diminuer la douleur .
Quand le réveil sonne a 1h du matin et que le mollet pleure, il ny a plus qu'à aller faire décrocher sa puce par les bénévoles.... et à retourner faire une bonne grasse matinée sur les lits de camp jusqu' au matin.
Abandon au 150ème sur blessure 1ere pour moi


Merci pour ta réponse, j’imagine que la décision n’a pas été facile à prendre et que la déception est grande mais tu peux déjà être fier d’être arrivé là et après une bonne recup ça ira mieux

Messagepar guiscaer » sa fiche K
» 26 Oct 2019, 14:55

Bjr, quelqu'un sait s il est possible de revoir les video de la ligne d'arrivée ? celles diffusées en directe sur Youtube

Cdlt

Messagepar oskar » sa fiche K
» 26 Oct 2019, 21:22

Merci Benman pour le récit d'Antoine Guillon.
Un modèle pour moi.

Messagepar coincoin29 » sa fiche K
» 01 Nov 2019, 10:41

Salut à tous, est-ce que des kikoureurs ayant fait le trail de Bourbon version 114km puis la Diagonale pourraient m'indiquer leurs chronos? Je voudrais me faire une idée de ce que ça représente (à vue de nez, ayant fini cette année le trail de Bourbon en environ 34h, je ne me vois pas faire moins de 55h sur la diag'). Merci!

Messagepar PetitManseng » sa fiche K
» 01 Nov 2019, 11:37

coincoin29 a écrit:Salut à tous, est-ce que des kikoureurs ayant fait le trail de Bourbon version 114km puis la Diagonale pourraient m'indiquer leurs chronos? Je voudrais me faire une idée de ce que ça représente (à vue de nez, ayant fini cette année le trail de Bourbon en environ 34h, je ne me vois pas faire moins de 55h sur la diag'). Merci!


Salut!

Bravo à toi. Perso, je n'ai fait que la Diagonale en 2017, même si je devais prendre le départ du Bourbon en 2016... Mais tu peux regarder et comparer sur le site de l'itra les résultats du trail de Bourbon et de la Diagonale pour des coureurs ayant fait les deux. J'ai regardé vite fait les résultats de deux Mauriciens ayant fini le Bourbon en 2018 en 34h09 (ensemble apparemment). Ils ont tous les deux fini la Diag cette année en 57h. Mais l'un deux Henri J avait fini la Diag en 2017 en 52h. Donc 55h ne me parait pas trop déconnant si t'as fini le Bourbon en 34h... Des variations de quelques heures sur une épreuve de ce type sont normaux tellement il y a de paramètres qui peuvent influer sur le résultat final.

Peut-être en cherchant des Réunionais de la même manière sur le site de l'itra qui ont plus de chances (que des Métropolitains) d'enchainer ces courses sur l'ile d'une année sur l'autre, tu pourras élargir l'échantillon et avoir une meilleure idée.

Messagepar coincoin29 » sa fiche K
» 01 Nov 2019, 13:11

Merci, je vais essayer d'éplucher ça!

Messagepar Philippe8474 » sa fiche K
» 03 Nov 2019, 21:44

De retour à une vie "normale", grand merci pour ce suivi
Désolé de ne pas être plus participatif.

Arclusaz a écrit:Philippe8474 fait une course superbe avec une progression dans le classement à chaque CP.
1344/1195/1002/881/727/619

bon, normal, il a fait le plein de bon air, il y a quelques mois et ça fait effet longtemps.
est ce du dopage ?

http://www.kikourou.net/recits/recit-20 ... e8474.html

(CR que je vous encourage à lire ou à relire, et je dis ça bien sur en toute objectivité !)


Merci Laurent,
Sans contexte les Bauges ça aide 8)

Arclusaz a écrit:Philippe8474 est à Colorado et n'a "plus" qu'à se laisser glisser jusqu'à l'arrivée.

Je refais un point sur sa progression dans le classement que je trouve hallucinante

1344/1195/1002/881/727/619/581/549/541/501/484/491/462/366/329/294/267/270

Sa laisser glisser a pas été si facile :lol:

yves_94 a écrit:
Arclusaz a écrit:Philippe8474 est à Colorado et n'a "plus" qu'à se laisser glisser jusqu'à l'arrivée.

Je refais un point sur sa progression dans le classement que je trouve hallucinante

1344/1195/1002/881/727/619/581/549/541/501/484/491/462/366/329/294/267/270


super course, il va peut etre tenter le -40h...

J'ai bien tenté mais c'est passé... à 4 min :mrgreen:

Benman a écrit:Et nous avons un nouveau finisher avec Philippe8474. Meythet au top cette année.
Et une progression dont on parlera longtemps du côté de l'Arcluse.

Merciiii

FLØ a écrit:Bravo Philippe, j'ai pas tout les bouzins en tête ; mais pas sur qu'il est allumé autre chose que du vert :D .
Grosse course, hâte de lire le retour :wink: .

Merci FLØ. Ca y est tu peux lire le retour :wink:

Messagepar gregasfas » sa fiche K
» 07 Nov 2019, 18:52

Bonsoir,
Comme je l'avais anticipé, je fus pris dans les bouchons après le ravito de Notre Dame de la Paix.

Selon vous, en quel chrono doit-on passer pour ne pas être pris dans les bouchons ?

Merci de votre retour ;)

Greg

Messagepar Arclz73 » sa fiche K
» 07 Nov 2019, 19:10

gregasfas a écrit:Bonsoir,
Comme je l'avais anticipé, je fus pris dans les bouchons après le ravito de Notre Dame de la Paix.

Selon vous, en quel chrono doit-on passer pour ne pas être pris dans les bouchons ?

Merci de votre retour ;)

Greg


Hier je me suis fait une vidéo de 1h sur la diagonale (et pourtant je l'ai jamais faite), et le gars de la vidéo parle du fameux bouchon évité.
Je ne me rapelle plus à quel moment mais la vidéo c'était là : https://www.youtube.com/watch?v=psb8Zm4oXw8

Messagepar fred1414 » sa fiche K
» 10 Nov 2019, 13:13

Hello,

Pour donner de l'envie à d'autres de vivre l'aventure du Grand Raid... voici le CR de ma course :
https://trailbook.blogspot.com

Belle journée,
Bonne réflexion pour vos projets 2020... :D

F

Messagepar aragorn23 » sa fiche K
» 10 Nov 2019, 22:23

Quelques réflexions sur cette diagonale des fous 2019 :

Côtés négatifs :
- Une charte éco-responsable signée par tous les coureurs et un nombre beaucoup trop important de déchets jetés par les coureurs.
- Toujours des bouchons entre le Domaine Vidot et Notre Dame de la Paix mais beaucoup moins que lors de la diagonale 2015.
- Un bouchon inattendu entre Notre Dame de la Paix et Parking Aire Nez de Boeuf sur un passage technique le long du rempart.
- Quelques coureurs qui trichent en doublant des coureurs arrêtés dans les bouchons : une super mentalité.
- Une barrière horaire délirante entre le Sentier Scout et Ilet à Bourse : 2:15.

Côtés positifs
- Ravitaillements.
- Bénévoles au top comme d'habitude.
- Une super ambiance à Maïdo tête dur.

Messagepar Mapije1 » sa fiche K
» 12 Nov 2019, 10:14

oskar a écrit:
Antoine_974 a écrit:
azkaine a écrit:On saura quand la date du grand raid 2020 ? :D


Si on reste dans la logique des autres années départ de la Diagonale le jeudi 15 octobre 2020 à 22h de la ravine blanche :!:


C'est confirmé sur le site de l'organisation.
"L’édition 2020 programmée du 15 au 18 octobre."
Bravo antoine :D



Je ne vois pas l’info sur le site officiel oskar !?

Messagepar banditblue29 » sa fiche K
» 17 Nov 2019, 22:06

Je vais commencer à guetter :D !

Messagepar oskar » sa fiche K
» 17 Nov 2019, 23:30

Je ne retrouve plus l'info sur le site officiel alors qu'il y était bien mais plusieurs sites indiquent bien du 15 au 18/10/2020

Messagepar banditblue29 » sa fiche K
» 18 Nov 2019, 06:38

oskar a écrit:Je ne retrouve plus l'info sur le site officiel alors qu'il y était bien mais plusieurs sites indiquent bien du 15 au 18/10/2020


Je l'ai vu aussi :wink: .

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